Autorénovation: La question des finitions

Dans un précédent article, je m’inquiétais de ce que tous les gens qui ont fait des travaux chez eux nous disent qu’une fois qu’on a emménagé, la motivation s’en va et les travaux n’avancent plus. Or depuis notre emménagement nous avons gardé un rythme soutenu et nos travaux continuent d’avancer. Donc…

Par contre, quelqu’un nous a aussi dit un jour:

« Le plus long, ce sont les finitions ».

Notre première réaction a été de hausser un sourcil en mode : « Pff, n’im-por-te quoi !», parce qu’après avoir cassé des murs, déblayé des tonnes de gravats, détapissé et repeint des kilomètres carrés de murs, porté des trucs lourds, j’en passe et des meilleures, ce n’était pas coller trois plinthes qui allaient nous faire peur.

Et puis quelqu’un d’autre nous a dit la même chose, et encore d’autres personnes nous l’ont redit. Et bien, ils avaient raison.

Et l’exemple le plus éclatant à ce jour pour illustrer mon propos est notre escalier, dont les gros travaux avaient duré environ trois semaines. Autant dire qu’après avoir percé le sol, posé des poteaux de soutien, installé l’escalier, posé-jointé-poncé-peint du placo, nous pensions que les finitions seraient du pipi de chat.

Démonstration que non :

La plateforme

La plateforme, en acier brut, nécessitait d’être peinte et traitée contre la rouille, dessus mais aussi dessous.

Avec un temps de séchage de 24h à respecter entre les trois couches et avec le chat qui a marché sur la dernière couche pas tout à fait sèche entraînant ainsi une couche supplémentaire, ce travail s’est étalé sur quatre jours.

Les plinthes

Des plinthes étaient nécessaires a deux endroits stratégiques :

– dans la continuité du palier haut

– au niveau de la plateforme

Entre le support de rampe qui se trouvait pile sur la trajectoire de la plinthe, et l’angle chelou formé par la plateforme et le départ de l’escalier, on a perdu du temps, mais la pose des plinthes s’est faite sur une seule journée.

Les marches

Les marches, en hêtre brut tout pâle, nécessitaient d’être protégées et vernies (dessus et dessous) dans une couleur un peu plus chaude et plus en harmonie avec le parquet du palier.

Entre le nettoyage du bois, l’application de trois couches de vernis marin et le temps de séchage entre, il aura fallu encore quatre jours.

La main courante

Elle a été posée très tôt au moment du chantier pour des raisons de sécurité sans autre souci que d’adapter sa pente à celle de l’escalier.

Idéalement inclinée donc, mais trop longue de plusieurs dizaines de centimètres, elle semblait sortie de nulle part. Et elle est restée comme ça pendant plusieurs mois :

En bois clair, elle nécessitait d’être assortie à la couleur des marches mais surtout d’avoir… un début.

Le temps de rechercher une solution, de faire des calculs et des schémas pour déterminer l’angle à créer (merci la trigonométrie), de découper l’angle, de se tromper, de redécouper, de fixer, coller, laisser sécher, vernir, laisser sécher, revernir, on en est à une semaine de boulot.

Il aura donc fallu en tout 16 jours de travail pour que les finitions de la cage d’escalier soient terminées, contre trois semaines pour les gros travaux.

Conclusion : force est de constater que réaliser les finitions de l’escalier a été quasiment aussi coûteux en terme de temps que les gros travaux de mise en œuvre. Donc okay, le plus long, ce sont les finitions.

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